Le chapiteau en architecture

Le mot « chapiteau » vient de l’italien capitello, et dérive, comme celui-ci, du mot latin caput, tête. Ainsi, l’étymologie de ce mot donne la définition la plus vraie de ce qu’il exprime ; car le chapiteau est véritablement la tète de la colonne. La colonne étant, dans l’art de bâtir, un objet qu’on peut dire commun à tous les peuples, le chapiteau, en tant que tête de la colonne, est aussi un objet qu’on peut regarder, à peu d’exceptions près, comme tenant aux habitudes générales de toutes les architectures, soit qu’on le considère sous le rapport du besoin, soit qu’on l’envisage du côté de l’ornement.

Mais il est un autre rapport sous lequel le chapiteau s’offre non plus seulement aux notions historiques ou descriptives, mais aux doctrines théoriques des arts du goût ; c’est celui qui nous le montre comme ayant pour but moins encore d’embellir la colonne, que d’exprimer les différences de modes ou de caractères qui n’appartiennent qu’à l’architecture proprement dite, c’est-à-dire à l’architecture grecque.

Cette différence de point de vue et de notion va donc établir une division naturelle dans la manière de traiter cet article, et d’envisager, en les classant sous deux catégories, les diverses formes de chapiteaux.

Dans la première, on envisagera le chapiteau sous son rapport général, et commun à tous les peuples. Dans la seconde, on traitera des formes, des détails et des proportions auxquels l’art et le goût des Grecs surent fixer leurs inventions en ce genre, en les appropriant aux divers modes de leur architecture, ou aux ordres dont le chapiteau forme un des principaux caractères.

chapiteau corinthien, Musée départemental Arles antique, Arles

chapiteau corinthien, Musée départemental Arles antique, Arles par Xavier de Jauréguiberry

Chapiteau considéré historiquement sous son rapport général

La voix du besoin se fait entendre partout, et à peu près d’une manière uniforme. Aussi rien de plus ressemblant en tout pays et en tout temps, que ce qu’on appelle les préludes de tous les arts. Dès-lors aussi rien de moins propre à constater des rapports de communication entre les différents peuples, que certaines ressemblances de formes ou d’inventions, produits nécessaires d’idées communes à tous les esprits, ou de besoins uniformes imposés par la nécessité.

Il y a dans ce qui regarde l’art de bâtir, une multitude de conformités générales chez tous les peuples, et qui n’ont eu d’autre principe que les inspirations d’un instinct universel. Tel a été l’emploi du chapiteau, conséquence toute naturelle de l’emploi de la colonne ; l’un et l’autre emploi remonte partout aux constructions primitives, de quelque nature qu’elles aient été.

Lorsqu’on jette un coup-d’œil sur les constructions de tous les peuples connus, on ne voit guère qu’à la Chine la colonne employée sans chapiteau. On ne s’étonne point de cette singularité, quand on connaît et la nature des bois de charpente employés dans cette vaste région, et le système de cette charpente. Les colonnes de bois qui entrent dans la composition de tous les édifices y sont moins les supports d’un comble pesant que les barreaux, si l’on peut dire, d’une cage légère. Les colonnes servent moins à soutenir qu’à entretenir les solives et les traverses. C’est ce dont on ne saurait douter quand on sait que les poutres transversales, au lieu de porter sur la colonne, la traversent dans la partie supérieure de son fût. L’extrémité du fût n’ayant réellement rien à porter, n’y doit exiger aucune des pratiques nécessaires à l’imposition d’un entablement sur une colonne. Le haut de celle-ci se trouvant aussi le plus souvent masqué par la descente des toits en forme d’auvent, tout embellissement en cet endroit a dû paraître superflu.

Chapiteau cathedrale Paris

Chapiteau cathédrale Paris

Nous avons dit au commencement de cet article, que deux raisons ont contribué à rendre général dans presque toutes les architectures l’usage du chapiteau, l’utilité et l’embellissement. Quant à la première raison, la nature seule des choses nous l’indique. En effet, comme on l’a démontré ailleurs, deux seules matières propres à donner naissance à l’architecture se sont présentées aux premiers constructeurs, je veux dire le bois et la pierre. Mais quelle qu’ait été la priorité de l’une ou de l’autre, le besoin du chapiteau fut le même, et ce besoin n’en existe pas moins au temps de l’architecture perfectionnée, qu’aux premiers moments de sa naissance.

De quelque sorte et de quelque matière qu’on fasse les supports auxquels on donne le nom de colonnes, dès qu’on les destine à porter et à soutenir le poids des entablements et des combles, il est sensible que deux motifs impérieux vont suggérer l’emploi d’un plateau quelconque. Le premier a pour objet de garantir le haut de la colonne des fractures que la pose et l’assiette de l’entablement peuvent y occasionner ; l’autre de procurer à l’entablement ou aux poutres transversales qu’on y imposerait, un emplacement plus sûr, une assiette plus large, et plus d’accord avec la surface quadrangulaire de l’architrave.

Ce couronnement de la colonne, qu’on a désigné par un nom qui le caractérise comme lui servant de tète, fut celui que dut employer le procédé de la charpente lorsque la colonne et l’édifice étaient de bois. Le type existe encore dans le tailloir du chapiteau dorique. Les tores, les quarts de rond, les listels, ne furent que des accessoires imaginés postérieurement et contournés par le plaisir, mais l’abaque ou te tailloir est le chapiteau primitif. L’Egypte, où l’architecture naquit en pierre, faute de bois de charpente, éprouva dans la construction de ses colonnes le même besoin, et un instinct semblable fit sentir l’inconvénient de faire porter à crû sur les sommités de leur fût les masses de ses traverses en grandes pierres ; et ce pays fut des plus féconds en formes de chapiteaux, nés toutefois d’un autre principe.

On peut donc affirmer, sans qu’il soit nécessaire de chercher de nouveaux témoignages dans les ruines, les souvenirs ou les renseignements des contrées les plus oubliées ou les plus lointaines, qu’un même besoin n’a pu que suggérer aux hommes dans l’emploi de leurs colonnes les mêmes précautions, et par conséquent des résultats semblables.

Quant au second principe qui, ainsi qu’on l’a dit, a pu contribuer à rendre général en tout pays l’emploi du chapiteau, je veux dire le goût de la parure et de l’ornement, que l’homme aime à porter dans tous ses ouvrages, on doit avouer que ce goût s’est trouvé si actif en certains pays, que ses résultats ont pu faire perdre de vue ce qui, dans le chapiteau, est le principal, aux dépens de ce qui n’en est que l’accessoire.

 Chapiteau cathédrale Reims

Chapiteau cathédrale Reims

Lorsque l’on considère en effet toutes les variétés que l’esprit ou l’instinct de l’ornement a portées dans cette partie de la colonne, on est quelquefois tenté de méconnaître la simplicité du principe originaire qu’on vient de développer. Mais il faut se souvenir que c’est partout et pour tout un effet naturel de l’ornement, ou d’altérer les formes auxquelles on l’applique, ou de porter l’attention vers la forme accessoire, au préjudice de la principale. C’est ce que nous montrera dans l’architecture grecque le chapiteau corinthien, qui, dénué de ses ornements, n’est dans le fait qu’un abaque, ou plateau plus relevé, ou composé de plusieurs en surplomb les uns sur les autres.

Si donc le plaisir (ou le goût pour l’ornement) fut l’inventeur de tous les accessoires qui différencient les chapiteaux de toutes les architectures, nous sommes obligés de reconnaître que ce plaisir a sa source dans la nature. Je veux dire que la nature a dû indiquer l’art d’orner la sommité ou la tête des colonnes, comme elle-même l’a pratiqué dans ses créatures. Quoiqu’il n’y ait aucun rapport d’imitation positive entre le corps humain et l’œuvre de l’architecte, et que ce qu’on peut dire à cet égard se borne à de simples analogies, c’est toutefois d’après ce sentiment qu’il est permis d’établir entre la tète de l’homme et celle de la colonne un rapport métaphorique que le bon sens ne permet pas de porter plus loin.

Naturellement les variétés de ce qu’il faut appeler, en fait de chapiteaux, le besoin matériel, sont bien plus bornées que celles qui furent les créations de l’instinct du plaisir. L’énumération de tout ce que le goût ou le caprice de chaque peuple a pu produire en ce genre serait d’autant plus déplacée ici, qu’elle trouvera une place plus convenable à l’article de l’architecture de chacun d’eux. Nous ne rapporterons ici quelques-unes de ces variétés d’ornement, que pour être fidèles au plan de cet article.

Pour commencer par l’Egypte, on peut dire que, si les chapiteaux de son architecture passent pour les plus anciens qu’on connaisse, ils sont aussi ceux où le goût de la variété se multiplia sous un plus grand nombre de formes. Les Egyptiens destinèrent cette partie de leur colonne à recevoir des allégories de toute espèce : on voit des chapiteaux de forme bombée couverts de caractères hiéroglyphiques ; on en voit où les fleurs et les feuilles de nymphée ou de loto se trouvent ou gravées en creux, ou sculptées en relief ; ailleurs, les feuilles et les branches du palmier se courbent dans la concavité de l’espèce de campane ou de vase qui forme le chapiteau ; sur les quatre faces d’autres chapiteaux quadrangulaires, on voit les têtes en bas-relief d’Isis et de quelques autres divinités.

En Perse, des chameaux et des chevaux accroupis font la fonction de chapiteaux.

 Chapiteau maison Gallardon

Chapiteau maison Gallardon

L’idée d’embellir la tête des colonnes est si universelle, qu’on la trouve jusque dans les monuments de quelques peuples où aucune des causes du besoin matériel dont on a parlé ne put solliciter l’emploi du chapiteau. Par exemple, les colonnes de la pagode d’Eléphant a dans l’Inde, qui sont taillées dans le rocher avec tout le reste du temple, n’avaient, sous les rapports de solidité ou d’utilité, aucun besoin de chapiteaux ; et cependant on y en voit.

On peut dire la même chose de tous les monuments de l’architecture appelée gothique, dont les piliers ornés de chapiteaux, ne supportant jamais d’entablements, n’avaient de même aucun besoin de cette forme. A l’égard de ces monuments, on peut croire que de vagues traditions et la confusion de toutes les idées et de toutes les formes de l’architecture greco-romaine, y auraient produit cette singulière diversité et multiplicité de chapiteaux, qui ne saurait annoncer que les débris de la décomposition fortuite de tout ce qui les avait précédés.

Après avoir exposé en abrégé les notions succinctes de ce que, tantôt le besoin seul, tantôt le plaisir seul, et tantôt les deux principes réunis, ont pu faire imaginer de formes et d’ornements de toute espèce en fait de chapiteaux, chez toutes les nations qui n’ont suivi d’autres directions que celles d’un instinct plus ou moins borne, il nous reste à parcourir les divers modes de ce genre d’inventions, régularisées par l’art et le goût pour devenir, dans leur application à chaque ordre, une expression véritable des idées que chacun de ces ordres représente.

Chapiteau considéré spécialement dans l’architecture Grecque

Ce n’est point ici le lieu de définir, dans le sens de la théorie du goût, les propriétés physiques matériellement affectées, dans chaque ordre de colonnes, à l’expression morale des qualités que l’architecture peut rendre sensibles. Le chapiteau de chacun de ces ordres concourant à leur caractère particulier, nous avons dû réserver d’en faire connaître et apprécier la valeur significative, là où nous parcourrons l’ensemble des propriétés qui le caractérisent.

Cet article ne comprendra donc que l’analyse descriptive des membres, des parties, des détails d’ornement du chapiteau de chacun des trois ordres, dans leur rapport avec le caractère de chaque édifice.

Abbaye Saint Benet de Bages

Abbaye Saint Benet de Bages par kristobalite

Chapiteau dorique

L’ordre dont ce couronnement fait partie compte deux époques, dont la différence est sensiblement écrite dans celle de son chapiteau. Il n’y a aucun doute que les Grecs, dans leurs premiers édifices, placèrent d’abord au-dessus de leurs colonnes des morceaux quadrangulaires, plus ou moins épais, de bois ou de pierre ; que ensuite ils y taillèrent en biseau cette partie qu’on appelle l’échine. Cette forme de biseau fut celle qui fut le plus modifiée par la suite ; toutefois on la trouve encore très caractérisée dans plus d’un ordre dorique des meilleurs temps de la Grèce ; mais elle tendit à s’arrondir de plus en plus. Du reste, aucune autre moulure n’entra dans la formation du véritable dorique grec ; aucun listel ou quart de rond n’y sépare le chapiteau de son fût ; seulement quelques lignes taillées en creux isolent l’échine de la naissance des cannelures.

Plusieurs changements s’introduisirent dans le chapiteau dorique tel que les Romains nous l’ont transmis. D’abord la grandeur, la saillie, et la hauteur de l’abaque (ou tailloir), furent considérablement diminuées ; sa simplicité même fut altérée par la moulure qu’on pratiqua dans sa hauteur ; l’échine fut tout-à-fait arrondie, et plus d’un profil, soit baguette, soit astragale, soit annelets, vinrent orner le collarin.

L’ordre dorique perdit ainsi le caractère de force et de grandeur, de gravité et d’énergique simplicité, qui brille encore au plus haut degré dans un très grand nombre de temples grecs conservés jusqu’à nos jours.

Chapiteau ionique

La pratique, commandée par le besoin et l’usage, de placer entre le fût des supports perpendiculaires et le sommier horizontal, appelé architrave, un plateau, qu’on nomme abaque ou tailloir, d’une épaisseur quelconque ; cette pratique, dis-je, une fois reconnue comme démontrée par la nature des choses et par celle des faits, nous croyons qu’on en peut déduire l’origine des trois chapiteaux grecs. L’épaisseur du plateau permit, comme on l’a vu, d’y tailler, dans le dorique, en qu’on appelle l’échine ou le tore. Nous allons voir que le chapiteau ionique va nous expliquer, par suite du même usage, et sa formation et sa composition, pourvu qu’on veuille bien distinguer ce qui en est le corps de ce qui en lait l’ornement.

Le chapiteau ionique se présente, dans l’art des Grecs, avec plus d’élévation que le dorique ; ce qui est parfaitement d’accord avec la proportion de sa colonne, qui est plus longue et plus élancée. Mais est-il nécessaire de supposer que la totalité de ce chapiteau aura été taillée originairement dans l’épaisseur d’un seul plateau ? Ne paraît-il pas vraisemblable qu’on put et que souvent même on dut multiplier ces plateaux, pour exhausser le support par en haut, comme on le pratiqua pour les bases au pied de la colonne ? Le chapiteau ionique, modifié dans la suite, se sera composé de deux et peut-être de trois parties : le collarin, qui dans l’ordonnance grecque en est une partie distincte ; le corps principal ou l’ove, occupé par les volutes ; et le tailloir, formé ordinairement d’un talon et d’un filet.

Il n’y a point de chapiteau dont la forme et l’ajustement aient plus occupé les architectes. Le nombre de ses volutes, la diversité de ses faces, la difficulté de l’ajuster dans les angles, tout cela a suggéré aux modernes un grand nombre de modifications. Nous n’avons ici eu d’autre objet que d’indiquer l’origine probable des différentes formes de chapiteaux, et de la faire voir dans les premiers errements de la construction.

Chapiteau corinthien

Ce chapiteau, dont nous aurons à parler dans beaucoup d’autres articles, a exercé de bien des façons l’esprit des critiques, non seulement sous les rapports de sa forme, de sa proportion, de ses détails et de sa décoration, mais encore sous le point de vue de son origine.

A l’égard de ce dernier point, lorsque l’on veut faire abstraction des ornements qui l’environnent, on rencontre une forme qui, selon les uns, est un vase, selon les autres une corbeille ; et nous avons rapporté ailleurs ce que diverses spéculations tout-à-fait arbitraires ou fabuleuses ont accrédité sur ces similitudes très-probablement fortuites. Il est, sur l’origine de ce chapiteau, une opinion plus vraisemblable, et qui n’en est peut-être pas pour cela plus vraie, c’est que les Grecs auraient emprunté et la forme évasée et ses ornements au chapiteau à campane de l’Egypte. Effectivement, on y voit beaucoup de chapiteaux en forme de vase ou de cloche renversée, et décorés de tigettes de plantes ou de divers feuillages.

Mais la question sur le fond de cette forme évasée et très-surhaussée, pourrait rester la même à l’égard de l’Egypte ; c’est-à-dire, demanderai-je, qu’est-ce qui a pu suggérer cette forme ? Si l’on se rappelle que nous avons montré au commencement de cet article que le simple instinct de la construction primitive, en bois comme en pierre, a dû suggérer aux premiers constructeurs d’établir au sommet de leurs supports, de quelque matière qu’ils fussent, des plateaux pour servir d’assiettes aux matières transversales qui devaient s’y placer, on ne voit pas pourquoi la forme évasée n’aurait pas eu en Egypte l’origine qu’elle put également sans aucune espèce d’emprunt avoir en Grèce.

Or nous avons dit, à l’égard de l’épaisseur du chapiteau ionique, que cette dimension avait pu tout naturellement résulter de deux plateaux l’un sur l’autre, et dans la vue d’en exhausser, soit le support, soit la colonne. Qu’est-ce donc qui empêcherait de supposer que le même procédé aurait eu lieu toujours dans la vue d’exhausser de plus en plus la masse du bâtiment, et que l’on aurait alors multiplié à volonté les plateaux ou tailloirs en surplomb ou en encorbellement les uns au-dessus des autres ? de là serait provenue la forme modifiée depuis par l’art en manière de vase, que l’on voit être le fond du chapiteau corinthien.

Il est bon d’observer, sur cette origine des trois genres de chapiteaux grecs, qu’elle s’accorde parfaitement avec la progression eu hauteur des trois ordres. Il est indubitable que la diversité de dimension en hauteur correspond à l’idée comme à la réalité de l’effet produit par la proportion massive, moyenne, et élancée, de chacun des trois ordres.

Sous ce rapport du caractère propre à chacun, on peut remarquer encore que l’ordre dorique, qui exprime la force, a le plus de simplicité ou le moins de détails dans son chapiteau, et le plus d’épaisseur et d’étendue dans son abaque ; l’ordre moyen ou l’ionique, plus varié dans les détails de ses volutes, a son abaque renfoncée et profilée ; le corinthien, comme l’ordre de la richesse et de l’élégance, a le plus grand développement de formes, d’ornements, de détails, et d’élévation ; et son abaque ou tailloir est non-seulement profilé, mais échancré sur chacune de ses faces.

Ce qu’on vient de dire des chapiteaux qui appartiennent aux trois ordres grecs, relativement à leurs principes, c’est-à-dire aux causes matérielles et morales qui constituèrent leur forme originaire, leur dimension, leurs rapports avec les caractères propres de chaque édifice, nous dispensera d’appliquer les éléments de cette théorie à deux autres prétendus chapiteaux qu’on a appelés, l’un toscan, et l’autre composite. La simple vue en apprend à leur égard tout autant que la critique historique, c’est-à-dire que ces chapiteaux (ainsi que l’ordre auquel on les applique) n’ont rien d’original, rien qui leur soit propre, et qu’ils ne sont, l’un qu’un diminutif du caractère dorique, et l’autre un superlatif du corinthien.

Compléments sur « Patrimoine de France » les chapiteaux avec Viollet le Duc

Source : Dictionnaire historique d’architecture par Antoine Quatremère de Quincy 1832.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>