Les clochers en architecture

Le clocher est un édifice ordinairement très élevé, dans lequel on suspend les cloches. Nous le distinguerons du campanile, en ce qu’il fait partie du corps d’une église, lorsque le campanile en est entièrement séparé. Nous le distinguerons encore de la tour, en ce qu’il se termine par une pyramide ou un toit apparent, et que la tour finit par une plate-forme.

Saint-Roch, pourrait-on dire, a un campanile : Notre-Dame a des tours : l’abbaye Saint-Germain a des clochers.

Eglise Saint-Michel ou Notre-Dame de la Salette à Avermes

Eglise Saint-Michel ou Notre-Dame de la Salette à Avermes

Étymologie

Le mot clocher vient du mot cloche. On fait dériver celui-ci de clocca, mot de la basse latinité, qui signifie cloche dans les capitulaires de Charlemagne et dans d’autres anciens ouvrages. On donne à clocca des étymologies grecque, latine, allemande, celtique et saxonne. Voici, selon nous, les meilleures : cloch, mot celtique ; clugga, mot saxon. Notre choix est incertain entre ces deux étymologies, quoique Du Cange ait adopté cette dernière. De clocca, cloche, on a fait cloccarium, clocher. Nous rejetons les étymologies grecque et latine, étant convaincus que les Grecs et les Romains n’avoient point de clochers, ou lieux destinés aux mêmes usages ; d’où il est aisé de conclure qu’ils ne connaissaient point de cloches comme nous en avons, puisqu’il est impossible de s’en servir sans les avoir d’abord suspendues dans un édifice quelconque : conséquemment, les mots par lesquels on veut que les anciens aient désigné leurs prétendues cloches, ne désignent réellement que des grelots ou sonnettes.

Ces sonnettes étaient en usage chez plusieurs nations dans leurs cérémonies sacrées ; mais on ne peut assurer en quel temps, et chez quels peuples elles furent inventées. Paulin, évêque de Noie en Campanie, paraît être le premier qui ait employé les sonnettes pour appeler les fidèles aux offices. Jusqu’à lui on les portait à la main pour s’en servir : peut-être trouva-t-il l’art de les suspendre et de les perfectionner. Les noms de nolœ, de campanœ, qui leur furent donnés depuis par les écrivains ecclésiastiques, semblent prouver que ce fut en Campanie que l’Eglise les adopta d’abord. Elles ne commencèrent cependant à être employées ailleurs qu’en 605, cent soixante-quatorze ans après la mort de Paulin, le pape Sabinien, persuadé de leur utilité, les ayant autorisées. Ce fut vraisemblablement dans cet intervalle qu’on fabriqua les premières grosses cloches, ou plus vraisemblablement encore, ce fut de 605 à 610, si l’on fait attention qu’en 610 le son des cloches de l’église de Saint-Etienne de Sens mit en fuite Clotaire II et son armée qui venaient l’assiéger. Or, on ne peut supposer que le son de quelques sonnettes ait pu les épouvanter à ce point, ni qu’ils aient pu ignorer qu’il existât de grosses cloches, si elles avaient été inventées et mises en usage longtemps avant cette époque : d’ailleurs, Clotaire les aurait sans doute introduites dans ses Etats, lui qui était si zélé pour tout ce qui concernait l’Eglise.

Nous observerons ici que Sens est une ville de Champagne, et que cette province s’appelle en latin Campania ; nous observerons encore que les Grecs n’ont connu les cloches qu’au neuvième siècle, et que, si elles avaient été réellement inventées dans la Campanie, au temps de l’évêque Paulin , il est probable qu’ils en auraient eu connaissance beaucoup plus tôt, et les auraient même généralement employées.

La date de l’invention des cloches sera celle des premiers clochers. Cette date ne remontant pas plus haut que l’an 600, nous en conclurons que les architectes gothiques n’ont eu d’autres modèles pour leurs clochers que ceux qu’ils trouvaient dans leur imagination, et que c’est dans ce genre d’édifices qu’il faut le plus étudier leur génie.

Clocher église de Bernieres sur mer Calvados

Clocher église de Bernieres sur mer Calvados

Trois sortes de clochers

On distingue trois sortes de clochers :

  • celui qui est placé sur le faîte du toit, et qui n’est soutenu que par la charpente dont ce toit est composé ;
  • celui qui commence à la chute du toit et qui est porté par quelques piliers intérieurs de l’église ;
  • celui enfin qui s’élève de fond, c’est-à-dire dont on suit la construction depuis le sol jusqu’à la cime.

Ceux de la première espèce se rencontrent fréquemment, et ils ont dû être exécutés long-temps avant les autres, puisqu’ils étaient de grandeur suffisante pour contenir les seules cloches que l’on put d’abord avoir. Les montants et la pyramide en sont de bois revêtu de plomb. La plupart sont fort simples, et ne sont remarquables que par leur légèreté, leur position, et le nombre de leurs cloches. Parmi les plus ornés, on citait autrefois celui de la Sainte-Chapelle de Paris. On y voyait en effet des soleils, une couronne, et divers ornements dorés ; mais cet ouvrage était moderne, le toit de la Sainte-Chapelle ayant été entièrement consumé en 1630. Ces clochers appartiennent à l’art du charpentier autant qu’à celui de l’architecte ; mais maintenant, lorsqu’on en construit de même grandeur, on ne leur donne plus la même forme, puisque, au lieu de les terminer en pyramide, on les termine par une calotte dont le goût doit fixer l’élégance et les proportions.

Les clochers de la seconde espèce, paraissant sortir d’un coin de l’édifice, n’offrent qu’une masse irrégulière et importune à l’œil, qui cherche en vain sur quelle base elle est fondée. Une sordide économie et l’ignorance de l’art semblent plutôt que le besoin avoir présidé à leur construction. Plusieurs ont été faits longtemps après les églises auxquelles on les a attachés ; d’autres ont été élevés en même temps, et ils n’en sont que plus condamnables.

Passons aux clochers de la troisième espèce. Ils présentent un ensemble étonnant de délicatesse et de force, d’élévation et de solidité. Presque tous s’élèvent sur un plan carré jusqu’à une certaine hauteur, et là commence une pyramide circulaire ou à plusieurs pans ; ces pyramides s’appellent aiguilles ou flèches. Celle de Saint-Denis est l’une des plus anciennes de France ; on la croit du règne de Charlemagne, et sa beauté l’en rend digne ; cependant il faut qu’elle cède à celle de Leictoure en Gascogne : ici un escalier conduit à la pointe même où la croix est placée, mais il est extérieur et sans rampe ; ses degrés, tournant sur eux-mêmes et diminuant toujours, composent eux seuls la flèche , qui par-là représente une spirale.

Chartres, cathédrale vue extérieure latérale.

Chartres, cathédrale vue extérieure latérale Licence (CC BY-NC-ND 2.0) barnyz.

A propos des clochers

On vante justement encore les clochers de Reims et ceux de Chartres, dont l’un a, dit-on, 60 toises d’élévation, et est couvert de pierres taillées en écailles de poisson.

Mais celui que les historiens et les géographes appellent la merveille de l’Europe, le clocher de Strasbourg, l’emporte sur tous, autant par sa hauteur que par l’exécution. Une ancienne inscription, qu’on lit au-dessus de la porte de cette église, nous apprend que l’architecte Erwin, de Steinbach , en jeta les premiers fondements le jour de Saint-Ubain 1277. Celui-ci étant mort en 1318, son fils Jean commença à faire sortir la tour de terre ; il mourut en 1339. Jean Hiltz, de Cologne, lui succéda , et conduisit l’ouvrage jusqu’à la plate-forme ; mais étant mort en 1365, plusieurs architectes continuèrent alors l’entreprise. Celui qui l’acheva, et posa le globe et la croix en 1439, était, dit-on, de Souabe.

Le portail a 240 pieds de haut ; le clocher, qui est à la gauche du spectateur, s’élève de 334 pieds au dessus de ce portail : ainsi la hauteur totale de l’édifice est de 574 pieds, mesure de Strasbourg. Il est carré dans la partie qui tient à la façade de l’église ; et dans celle qui s’élève seule il est octogone, et flanqué de quatre tourelles qui contiennent chacune un escalier et se réunissent par un passage à la naissance de la pyramide. Cette pyramide est formée par sept retraites, et est terminée par une espèce de lanterne. Le clocher est entièrement à jour ; le nombre des colonnes qui le décorent est prodigieux. La pierre dont il est bâti ne paraît ni taillée ni sculptée, mais elle est découpée ; on croirait qu’elle a été malléable et ductile comme les métaux. La plus haute pyramide de l’Egypte ne le surpasse pas de 25 pieds, et elle est construite de pierres énormes ; c’est le monument le plus élevé que l’on connaisse : le clocher de Strasbourg occupe le second rang.

On ne porte plus maintenant les clochers à une élévation excessive ; leur utilité ne le demande pas. Ceux que l’on érige actuellement sont en forme de tour, le plus souvent carrée. Une simple plate-forme les couvre. On a renoncé aux pyramides ; la physique ayant appris qu’elles attiraient la foudre, nous avons été dociles à ses leçons, justifiées par plusieurs événements terribles. Cependant les plus hautes flèches ont jusqu’à présent bravé les orages et les siècles, et il semble que dans les grands ouvrages de l’homme la nature respecte celui qui tantôt est son rival, et tantôt son vainqueur.

La disposition et la décoration des clochers ont singulièrement tourmenté le génie des architectes modernes ; et il faut avouer que c’est un malheur pour la plupart de nos temples, que cette nécessité d’un édifice par lui-même sans rapport avec eux. L’on sait que Bernin avait essayé d’en introduire sur la façade de l’église de Saint-Pierre ; la jalousie de ses ennemis le servit mieux qu’on ne pourrait dire, en jetant sur la solidité de cette construction des alarmes qui décidèrent le pape à faire détruire la production de cet artiste. Ces clochers, comme l’on voit, étaient placés aux deux extrémités de la façade, et sans doute, quels que soient les reproches qu’on peut faire au frontispice de Saint-Pierre, il n’y a personne qui ne sente combien il a gagné en perdant cette addition inutile de Bernin.

On peut se convaincre du mauvais effet de ces édifices parasites élevés au frontispice d’un temple, par les clochers que Christophe Wreen composa, à l’imitation du Bernin, pour la façade de Saint-Paul à Londres. Peut-être la bizarrerie de leurs plans et de leur élévation contribue-t-elle à en rendre l’aspect fastidieux et importun. Ce qu’on peut affirmer sans crainte d’être démenti par un homme de goût, c’est que la façade de Saint-Paul gagnerait encore plus que celle de Saint-Pierre à la suppression de ses ridicules clochers.

Les architectes anglais se sont particulièrement exercés dans la composition des clochers, qui sont devenus une partie très-principale des églises d’Angleterre. La manière dont on les y dispose et la place qu’ils y occupent, prouvent peut-être moins encore l’importance de ces édifices et le cas que l’on en fait que le peu de goût des architectes. Le clocher, pour l’ordinaire (l’on parle principalement de la ville de Londres), occupe le milieu de l’église ; et très-souvent on en voit qui s’élèvent au-dessus d’un péristyle et d’un fronton, chose tout-à-fait invraisemblable.

Jacques Gibbs , architecte anglais, et l’un de ceux qui ont le plus contribué au rétablissement et à la décoration de la ville de Londres, y a élevé un grand nombre de clochers, tous plus riches les uns que les autres, mais dont la disposition tombe dans le défaut qu’on vient de relever. On est choqué de trouver le beau péristyle de l’église de Saint-Martin surmonté par un clocher d’une très-grande hauteur, et qui par cela même rapetisse et dégrade la vue de son péristyle. Au reste, il ne faut pas s’imaginer que le clocher porte immédiatement sur le fronton ; cette idée bizarre eût été indigne du talent de cet architecte célèbre : il est au contraire en retraite de toute la profondeur du péristyle, et il porte même de fond ; mais comme il se présente à la vue d’une manière si principale, on est presque tenté de croire que le péristyle n’a d’autre objet que de conduire à un clocher.

Celui de l’église de Saint-Martin a environ 160 pieds anglais d’élévation, lorsque, le péristyle en a tout au plus 50 ; on sent combien la hauteur du clocher doit attirer à soi les yeux, et détourner l’attention de l’objet principal. On ne saurait, au reste, savoir très-mauvais gré à l’architecte du goût plus insipide que bizarre qui règne dans la composition de ce clocher, comme dans la plupart de tous ceux où il a si inutilement exercé son génie. Le besoin de varier ses masses dans une si grande élévation, de diversifier leur décoration, la nécessité d’aller insensiblement par retraite gagner la forme pyramidale, les différentes sujétions auxquelles on doit conformer son invention, tout cela devrait faire désespérer les architectes de jamais rien produire en ce genre qui soit digne d’arrêter les regards d’un homme de goût.

Clocher de Saint Martin Londres

Clocher de Saint Martin Londres par Marcio Cabral de Moura.

Le clocher de l’église Sainte-Marie de Londres, dans le Strand , est un ouvrage du même architecte. Il se compose, sans doute, d’une manière plus heureuse avec la masse générale du temple : les ordres y sont employés avec beaucoup de magnificence ; mais on se garderait bien de le citer comme un modèle à imiter. Gibbs ne fut pas plus heureux dans les dessins de clochers qui grossissent le recueil de ses ouvrages. Ils sont, pour la plupart, un composé de formes assez bâtardes, jointes quelquefois à des ajustements assez heureux, mais sur lesquels il est tout au moins inutile d’arrêter l’attention du lecteur.

Il faut dire, pour la justification des architectes dans la mauvaise disposition des clochers, que souvent les préjugés vulgaires ont gêné leur goût et contrarié leurs projets. Le droit d’avoir un ou deux clochers, de les porter à telle ou telle hauteur, de les avoir à tel ou tel endroit, a plus d’une fois fait la loi aux architectes. On sait que celui de l’église Sainte-Geneviève, à Paris, voulant dégager la vue de son péristyle de l’attirail fastidieux des clochers, essuya les plus grandes contradictions pour reléguer les tours au chevet de son église. C’était, dans la nécessité d’adjoindre des clochers à l’édifice, le meilleur parti à prendre : cependant un tel parti, outre qu’il contrarie les habitudes du peuple, ne peut encore convenir qu’à un édifice d’une très-grande étendue, et disposé de manière à ne point présenter à l’œil un ensemble bien régulier. Dans l’hypothèse d’un temple tel qu’il pourrait et devrait être à l’extérieur, les tours ou les clochers seraient aussi déplacés au chevet qu’au frontispice, et je ne doute pas qu’on en vienne quelque jour à débarrasser entièrement les édifices sacrés de ces constructions étrangères à eux.

Mais, dit-on, tant que le besoin des cloches existera, comment et où placer les constructions propres à les recevoir ?

Je réponds à cette question par l’exemple de l’Italie. Dans ce pays, les clochers, pour la plupart, sont des édifices indépendants et séparés du temple, comme je l’ai déjà fait voir avec les Campaniles.

Cette méthode offre deux avantages, l’un de ne point embarrasser la construction , et surtout la décoration extérieure, de massifs dispendieux et de compositions insipides ; l’autre est de pouvoir donner à ces tours isolées des proportions convenables, et dans le choix desquelles l’art pourrait s’exercer avec succès, comme on en a des preuves en Italie.

En général, l’architecture perd plus qu’on ne saurait le dire à ce mélange d’idées composées, dont le moindre inconvénient est d’ôter à chaque objet son caractère propre. Il n’y a aucune relation d’idée entre un temple et une tour, et cette agrégation indiscrète de formes incohérentes, fait qu’on n’a ni temple ni tour. Je sais que rien n’a mieux servi le goût des compositeurs que cet assemblage de toutes sortes d’objets, d’où sont résultées ces masses soi-disant imposantes de certains portails ; mais je sais aussi que la manière de bien servir l’architecture, est d’en simplifier toutes les idées, et d’en ramener toutes les conceptions au principe de l’unité.

Cette théorie ne trouvera point ici sa place. On la réserve pour les articles principaux, où l’on traitera en grand de la disposition des églises.

Quant à ce qui peut rester à dire sur les édifices destinés au support des cloches, c’est aux Tours que je renvoie le lecteur.

Eglise Sainte-Catherine-d'Alexandrie à Masseret Corrèze, clocher mur.

Eglise Sainte-Catherine-d’Alexandrie à Masseret Corrèze, clocher mur.

Dispositions techniques

Nous ajouterons ici quelques notions purement relatives à la construction.

Il faut, pour la solidité des clochers en bois, que la charpente du beffroi et de la flèche soit combinée avec celle du comble, de manière qu’ils se trouvent suspendus au-dessus des voûtes de l’église.

La disposition et l’assemblage des pièces de bois qui forment cette espèce d’ouvrage peut varier à l’infini, tant par rapport à sa forme que par sa position. Il a été un temps où l’on regardait ces ouvrages comme des chefs-d’œuvre de l’art de la charpenterie. Leur belle exécution faisait la réputation des maîtres charpentiers qui les entreprenaient.

Les clochers en pierre sont quelquefois élevés au dessus des piliers qui supportent les voûtes des églises : alors, si les cloches qui doivent y être placées sont d’une certaine grosseur, on réunit ces piliers par de forts arcs, sur lesquels on construit une tour avec un soubassement en pierre pour supporter le beffroi. Ce soubassement est formé par une retraite pratiquée à l’intérieur des murs, sur laquelle pose la charpente du beffroi. Cette retraite et le beffroi ont pour objet d’empêcher que la tour de maçonnerie ne soit ébranlée par le mouvement des cloches ; sans cette précaution, elle ne saurait résister longtemps à cet ébranlement. Malgré cette disposition, lorsque les beffrois sont trop élevés, ou qu’ils ne sont pas bien combinés, le mouvement des cloches est capable de détruire la tour.

Plus la retraite sur laquelle pose le beffroi est élevée, plus celui-ci fatigue la tour. Cet effet diminue en raison de ce que la base de la tour est plus grande par rapport à son élévation. La proportion la plus convenable, relativement à la solidité, veut que la partie isolée d’une tour n’ait en hauteur que trois ou tout au plus quatre fois la largeur de sa base. Il faut de plus observer à l’extérieur un talus ou des retraites à différentes hauteurs, en divisant la tour par plusieurs étages dont le plus élevé ne soit pas plus haut que sa largeur.

D’après l’ouvrage de Antoine Quatremère de Quincy Dictionnaire historique d’architecture.

A consulter aussi :

Eglise Saint-Pierre ou Saint-Sauveur à Collonges la rouge Corrèze.

Eglise Saint-Pierre ou Saint-Sauveur à Collonges la rouge Corrèze.

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